Vidéothèque > 12 balles dans la peau pour Pierre Laval

Responsable de la mise en œuvre des déportations massives de Juifs comme de la rafle du Vel’ d’Hiv’, il fut aussi celui qui, en 1942, exprima à la radio son souhait de voir triompher l’Allemagne nazie pour préserver l’Europe du bolchevisme.

La tragédie de Pierre Laval (incarné dans le film par Christophe Malavoy) n’est sans doute pas aussi linéaire que semblerait l’indiquer son exécrable réputation. Longtemps socialiste, on l’appelait dans les banlieues déshéritées "Pierrot, l’avocat des pauvres". Et c’est son pacifisme acharné, - "Tout sauf la guerre !" martelait-il inlassablement depuis 1918 - qui l’amena au choix funeste de la collaboration. Et la tragédie de Pierre Laval, c’est aussi celle de tout un pays devenu complice des crimes du régime nazi.

Dans sa politique de réconciliation nationale, le général de Gaulle se trouvait donc en 1945 dans l’obligation de le condamner à mort à l’issue d’un procès bâclé, et d’exiger son exécution à la sauvette dans la cour de la prison de Fresnes. L’exécution d’un moribond, ficelé au poteau pour qu’il puisse tenir debout après sa tentative de suicide au cyanure.

C’est en s’appuyant sur des archives souvent inédites que le film retrace la destinée complexe de Pierre Laval. En prologue et en épilogue sont reconstituées les heures tragiques du procès de Laval, de sa tentative de suicide et de son exécution.

"Douze balles dans la peau de Pierre Laval" est une réflexion aux frontières de ce "politiquement correct" qui paralyse trop souvent aujourd’hui le débat historique. Mais aussi une réflexion qui essaie d’éclairer d’une lumière plus objective l’une des périodes les plus sulfureuses de notre passé récent.

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