Vidéothèque > Les enfants otages de Bergen-Belsen

1940. Après la défaite, des milliers de soldats juifs français mais aussi des immigrés engagés volontaires sont capturés par les Allemands. Protégés par la convention de Genève, ces prisonniers de guerre échappent aux persécutions nazies. Un droit qui s’étend également à leurs épouses et à leurs enfants. En principe seulement, car la réalité sera tout autre. Entre mai 1941 et juillet 1942, quatre grandes rafles sont organisées à Paris. Bien que ne tombant pas sous le coup des lois anti-juives, les familles des prisonniers de guerre vont pourtant être régulièrement inquiétées, arrêtées et relâchées. Puis, à partir de 1943, femmes et enfants souvent très jeunes se retrouvent assignés à résidence dans des camps à travers la France, comme ceux de Pithiviers ou de Beaune-la-Rolande, avant d’être enfermés à Drancy, dernière étape avant la déportation. Peu de temps avant la libération de Paris, entre les mois de mai et juillet 1944, tous embarquent à bord de trains en direction de l’Allemagne. Aucun ne sait encore ce qui les attend. Lorsqu’elles arrivent enfin à Bergen-Belsen, les 167 femmes accompagnées de 77 enfants sont toujours protégées de l’extermination par le statut de leurs maris, mais cela n’empêche pas le pouvoir nazi de les considérer comme des otages. Bergen-Belsen est en effet un camp à part. Après avoir servi à incarcérer les prisonniers de guerre belges et français, puis, plus tard, les Soviétiques qui y sont morts par milliers de faim et de froid, le camp est réservé à partir de 1943 à une certaine catégorie de Juifs : ceux susceptibles d’être échangés contre des civils allemands bloqués dans les pays alliés. Des échanges qui n’auront jamais lieu. Jusqu’à la fin de la guerre, femmes et enfants vont y endurer les pires souffrances. Du camp, et des horreurs quotidiennes qui s’y sont déroulées, il ne reste aujourd’hui que très peu de traces. Demeure, vive, implacable, la parole des garçons et des filles qui ont perdu à Bergen-Belsen leur innocence.

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